Mathématique, Écriture & Astrologie

Les mathématiques

Tout d’abord, les Mayas ont développé un système de chiffres à base 20 suivant (le nôtre est à base 10) :

Chiffres mayas de 1 à 20

Chiffres mayas de 1 à 20

Il y a deux zéros dans les mathématiques mayas, le zéro cardinal et le zéro ordinal. Le zéro cardinal est semblable au nôtre, car il est utilisé dans l’écriture de nombre. Cependant, il ne signifie en aucun cas le vide. Le zéro ordinal, lui, est utilisé dans des cycles pour marquer le départ ou l’arrivée. Chacun des zéro est noté différemment avec différentes couleurs.

Pour écrire un chiffre plus grand que vingt, chaque étage était multipliée par vingt et additionnée ensemble. Voici quelques exemples :

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Ce système en base 20 a permis aux mayas de faire des calculs à l’infini et des recherches astronomiques très poussées avec une très grande précision. C’est en partie grâce à cela que sept siècles avant les Européens, munis d’instruments archaïques et après des années d’observation au cœur de la jungle, les Mayas ont été capables de déterminer la durée d’une année solaire avec une excellente précision.

L’écriture

Codex de Tro-cortesianus

Codex de Tro-cortesianus p.93

codex de peresianus p.16

Codex de Peresianus p.16

Les Mayas utilisaient des glyphes (petits dessins) en ligne ou en colonne, des phonogrammes (dessins représentant un son) et des logogrammes (signes symbolisant un mot). C’était les scribes qui réalisaient les codex fabriqués de fibres végétales comme de l’écorce d’arbre, ce qui leur donnait une position enviable dans la classe dirigeante de la société. Malheureusement, en 1560, Diego de Landa a fait détruire tous les idoles et livres mayas, pour pouvoir mieux les assimiler. Trois codex ont été sauvés: le codex de Dresden qui concerne d’astronomie et de divination, le codex de Tro-Cortesianus qui parle d’horoscope et des almanachs (renseignements divers)  ainsi que le codex de Peresianus relatant les rituels et les prophéties mayas.

Codex de Dresden

Codex de Dresden

Les première traces de l’écriture maya ont été retrouvées à San Bartolo dans le nord du Guatemala. L’écriture méso-américaine se serait développée à la fin de l’époque olmèque vers 700-500 av. J.C. La lecture des inscriptions se fait à l’intérieur d’un bloc de glyphes de gauche à droite puis de haut en bas et un complément phonétique accompagne parfois les glyphes qui peuvent avoir plusieurs significations. Les inscriptions retrouvées sont surtout historiques et concernent des événements importants, comme les activités royales, les guerres, les captures, les sacrifices, les parties de jeu de balle , les naissances, les décès, la désignation d’héritiers et les visites royales, en plus d’être parfois associées aux dieux. Les textes sur les monuments publics (sur les stèles ou les autels) racontent des récits jugés adéquats pour le peuple, alors que les inscriptions sur les zones restreintes (les panneaux intérieurs des temples) contenaient de l’information limitée à un public désigné.

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Cela à pris de nombreuses années aux mayanistes pour réussir à déchiffrer les glyphes mayas et à ce jour seulement 80% ont été déchiffrés. De plus, il y a diverses façons d’interpréter les mots et les phrases de l’écriture maya et même si la langue des glyphes est similaire à plusieurs langues mayas modernes, 60% de la signification des glyphes connus n’est peut-être pas exacte.

L’astrologie

calendrier-maya-completjpgLes Mayas étaient un peuple extrêmement développé dans leurs observations astrologiques. Persuadés que les astres pouvaient prévoir l’avenir, ils observaient la lune, le soleil, les éclipses et les passages de comètes. Ils s’intéressaient particulièrement à la planète Vénus qu’ils associaient à la guerre et la chasse. Grâce à la construction de Caracols (chambres d’observation astronomique rectangulaires munies de quatre fentes étroites), les mayas ont pu observer de nombreux phénomènes astrologiques: la position de la lune lors de son coucher et la direction du coucher du soleil (variant selon l’équinoxe). Toute ces observations leur a permis de déterminer un calendrier religieux contant 260 jours divisés en 13 groupes de 20 jours ainsi qu’un calendrier civil de 365 jours divisés en 18 groupes de 20 jours.

Caracol de Chichen Itza

Caracol de Chichen Itza

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